Club de minéralogie de Chamonix

www.mineralogie-chamonix.org

Exploitation de fours à cristaux


L’exploitation d’un four par Armand Comte.

 

Texte paru dans le fascicule 2005 des journées du patrimoine de Chamonix.

photo N. Fagou

Four "mûr". Photo N. Fagou

photo N. Fagou

Une partie de son contenu. Photo N. Fagou

Positions inconfortables. Photo N. Fagou

 photo N. Fagou

 Photo N. Fagou

photo N. Fagou

 Photo N. Fagou


photo N. Fagou

Photo N. Fagou

photo P.Y.Couttet

Photo P.Y. Couttet

Selon sa grandeur et sa configuration, l’exploitation d’un four peut être réalisée en une heure ou plusieurs jours.

L’idéal est une cavité dans laquelle les cristaux sont désolidarisés de la roche mère sous l’action du gel ; on dit que le four est mûr. Dans ce cas, le travail du cristallier se résume à une simple cueillette. Mais, revers de la médaille, les cristaux tombés de la voûte ont souvent leurs pointes ou leurs arêtes émoussées à cause du choc.

Dans le cas contraire, le cristallier devra effectuer un travail à la fois pénible et délicat, d’abord pour desceller de la gangue de rocher des groupes de cristaux plutôt que des pointes isolées, ensuite pour les sortir du four sans les abîmer. Il travaille presque toujours couché, dans un espace exigu où l’emploi des outils (massette, burin) est malaisé. Victime de crampes et de torticolis dus à des positions très inconfortables, il doit très souvent se reposer hors de la cavité, laquelle peut déboucher sur le vide, ce qui demande de grandes précautions.

Malgré tout ça, le cristallier éprouve une très grande satisfaction quand il se rend compte, à la lueur de sa lampe frontale, qu’il vient de détacher une belle pièce ; il peut alors rêver : « celle-ci restera dans ma collection personnelle » ou bien « celle-là, je la réserve à untel, car c’est exactement ce qu’il cherche depuis longtemps ».

Tous les cristaux extraits du four et éparpillés sur les replats sont examinés ; si la récolte est importante, les moins beaux sont laissés sur place ; les autres, tous enveloppés dans du papier journal ou d’autres matériaux, remplissent le sac.

En fin de journée, le retour au refuge ou au téléphérique est le moment le plus pénible et le plus délicat : la fatigue se fait sentir, le sac est lourd, la neige est ramollie, les ponts sur les crevasses sont moins sûrs que le matin. Comment peut-on s’étonner que les cristaux soient chers ?

 

 

 

Presque reposant !

photo N. Fagou

 

photo N. Fagou

Photo N. Fagou

 

 


photo P.Y. Couttet

Photo P.Y. Couttet

 

 

 

Accueil

 



Recommander cette page Dernière mise à jour : 22 Jan 2012, 18:18:24 vu 40125 fois